Article tiré du compte officiel du « Suizhou Daily » sur Tencent : L’entrepreneur originaire de Suizhou, Shen Xianli : Mon tout premier marathon

Release time:2024-06-12

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【Avis de retransmission】Cet article est une reprise du compte officiel du « Suizhou Daily » sur le site de Tencent. Titre original : « Shen Xianli, entrepreneur originaire de Suizhou : Mon premier marathon complet », publié le 14 mars 2024. Lien vers l’article d’origine : https://news.qq.com/rain/a/20240314A066A200

 

 

Le texte original est le suivant :

 

Ma première expérience du « marathon complet »
— La vie de cent chevaux du président du Groupe de santé Wansongtang, Shen Xianli

 

 

Sans savoir si c’est à cause de la forte pression au travail ou du sentiment d’oppression inexplicable engendré par trois années de pandémie, je me suis soudain pris de passion pour la course à pied. Sans m’en rendre compte, cette activité qui libère la dopamine s’est insérée dans mon quotidien et est devenue un élément indispensable de ma vie. Dès que l’aube pointe, tandis que la plupart des gens sommeillent encore, je m’élançais déjà sur les sentiers, laissant mon âme s’envoler en même temps que mes pas.

 


2023 a été l’année où j’ai le plus voyagé pour affaires : quatre séjours à Guangzhou, trois à Shanghai, deux à Xi’an, trois à Pékin, un à Kaifeng, un à Dongguan, un à Hainan, un à Hong Kong, ainsi que des déplacements en Afrique, au Kenya et au Ghana… À chaque fois, mon bagage contenait inévitablement une paire de chaussures de course. À pied, j’ai parcouru la place Tian’anmen à Pékin, la tour de la Perle de l’Orient à Shanghai, la baie de Victoria à Hong Kong, les scènes épiques de la dynastie Han autour de Liu Bang à Kaifeng, et l’apogée de la grande Tang à Xi’an… Chaque étape de ce périple, chaque foulée, est devenue un souvenir précieux de ma vie.

 


Dans la vie, il n’existe aucun souci que ne puisse résoudre un marathon ; et s’il en existe un, alors autant en courir deux. En 2023, j’ai eu la chance de participer à cinq marathons, dont celui de Nanchang, le 12 novembre, reste gravé dans ma mémoire. Je me souviens encore très bien : lors de l’inscription, quinze personnes avaient candidaté, mais seuls deux ont été retenus — et j’ai eu la chance d’en faire partie. Le soir même, en venant retirer mon dossard à Nanchang, j’ai eu une véritable frayeur en découvrant que j’avais, par erreur, inscrit pour le « marathon complet » ! Pour moi, qui n’avais jamais couru que des semi‑marathons, cela signifiait quoi ? Mon seuil maximal, c’était 21 kilomètres, tandis que le marathon total en compte 42,195 ! Pris de panique, je n’avais aucune envie de manger et passais sans cesse d’un doute à l’autre : devrais‑je vraiment prendre le départ demain ? Mais renoncer m’était tout aussi difficile… Désespéré, j’ai finalement appelé trois amis pour leur demander conseil. Les deux premiers, connaissant mes faibles volumes et ma vitesse modeste, se sont contentés de me rassurer sur le mode « tant pis, tu as été tiré au sort, tu cours quand même ; si tu n’y arrives pas, tu monteras dans le bus de ravitaillement ». Le troisième, en revanche, m’a fait éprouver autre chose, m’insufflant une confiance immense : « Monsieur Shen, vous avez guidé Wansongtang à travers plus de vingt années de tempêtes et de défis, et vous avez toujours su relever les plus grands obstacles. En tant que chef d’entreprise, comment pourriez‑vous ne pas vouloir, cette fois, vous mettre au défi ? » C’est peut‑être précisément cette parole qui a touché au plus profond de mon cœur et a réveillé ma détermination. Se dépasser, repousser ses limites, combattre avec ténacité et ne jamais abandonner — n’est‑ce pas là, pour moi, l’esprit du marathon et l’éthique entrepreneuriale qui m’anime ? Même si, au final, je ne franchissais pas la ligne d’arrivée, comparé à l’idée d’abandonner par peur, j’aurais déjà gagné. C’est ainsi que j’ai décidé d’affronter courageusement ce défi et d’aller jusqu’au bout de mes propres limites.

 


L’essence du sport ne réside pas dans la lutte contre les autres pour décrocher la victoire, mais dans la concentration et le dépassement de soi. Avec un rythme stable, une cadence bien maîtrisée et la détermination de tenir jusqu’au bout, je prends un bon départ. À mi‑parcours, à 21 kilomètres, je m’aperçois que j’ai encore de l’énergie ; à 30 kilomètres, je me dis que je peux encore tenir. Et lorsque je franchis les deux derniers kilomètres, je me dis que l’aube de mon tout premier marathon est enfin là. Le temps limite d’un marathon est généralement de 6 heures 15 minutes ; quand j’arrive enfin à la ligne d’arrivée et que je me retourne vers le grand écran — « 5 heures 2 minutes » —, mon cœur se remplit de joie et de fierté. Puis, en sortant mon téléphone, je lis le message d’un ami : « Joyeux anniversaire ! » C’est alors que je réalise que c’est aujourd’hui mon anniversaire ; entre larmes et sueur, mes yeux se brouillent.

 


Accomplir, le jour de mon anniversaire, ma toute première course de marathon — une expérience tout à fait singulière — m’a non seulement fait goûter au plaisir de la course, mais m’a aussi permis de puiser en moi une force intérieure. Dès lors que l’on a subi les épreuves d’un marathon et éprouvé la difficulté de persévérer pas à pas, on cesse de craindre les lourdeurs de la vie et l’on affronte avec sérénité ses épreuves. À l’avenir, si je me heurte à des contrariétés au travail ou dans ma vie personnelle, il suffira de repenser à ce premier marathon, couru en cinq heures : tout semblera alors bien moins pesant. Tant que la vie bat, la lutte ne s’arrête jamais. La vie est comme un marathon : la clé du succès ne réside pas dans un élan fulgurant, mais dans la persévérance au long cours. Certains courront plus vite que vous, d’autres plus lentement ; pourvu que nous marchions sans relâche, guidés par nos aspirations, et que notre cœur demeure illuminé, l’horizon lointain ne sera jamais hors de portée !

 


Quand j’y pense, la course à pied a toujours été pour moi ceci : le bonheur qu’elle m’apporte, ce sont ces instants de solitude, la sérénité que je ressens en courant doucement, l’abandon total lorsque je cours plus vite, cette sensation de vide mental où l’on ne pense à rien pendant l’effort, et, une fois l’effort terminé, cette douce et délicieuse quiétude, comme si l’on marchait sur des nuages.

Mon objectif personnel est de courir cent marathons au cours de ma vie. En courant 5 à 6 marathons par an pendant vingt ans, une « vie de cent marathons » ne devrait poser aucun problème.

Un seul homme peut courir très vite, mais c’est en groupe que l’on peut aller très loin.

 


Sous l’impulsion de mon exemple, les trois frères de ma famille se sont tous pris de passion pour le marathon ; lors du marathon de Jingzhou, notre trio a même été mis à l’honneur sur la chaîne de télévision du Hubei. Parallèlement, au sein de notre entreprise, le groupe Wansongtang compte désormais plus d’une trentaine de collaborateurs qui ont eux aussi succombé à l’enthousiasme du marathon ; courir ensemble et participer aux épreuves est devenu un loisir partagé, au‑delà des heures de travail. Au fil de ces longues courses, ce n’est pas seulement votre silhouette qui évolue : c’est surtout votre rapport à la vie qui se transforme, et, dans la persévérance, vous apprenez à mieux vivre en accord avec vous‑même.

 

 

Ne pas laisser le temps nous échapper, ne pas laisser les années s’écouler en vain : la plus belle des vies, c’est de courir ensemble, sur la route de nos rêves, aux côtés d’une communauté de personnes partageant les mêmes aspirations ! En se retournant, on découvre une histoire à chaque pas ; en baissant la tête, on sent la fermeté de nos pas ; et en levant les yeux, on aperçoit un horizon clair. La chose la plus romantique que je puisse imaginer, c’est d’affronter, aux cheveux déjà blancs, un marathon de jogging aux côtés de mes partenaires de Wansongtang, en souriant devant des paysages toujours différents au fil du chemin !

Le marathon, parcourant des milliers de kilomètres pour venir à votre rencontre, afin de révéler le meilleur de vous-même !